Produire en Belgique, comme ailleurs, c’est possible.
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Micro, macro
Il est bon de relocaliser l’économie, dans le monde entier, pour nourrir les populations et pour leur apporter les objets et les services de base.
A côté du local, il est bon de continuer à entretenir des relations avec les autres économies locales, en diminuant considérablement notre empreinte écologique.
Première méditation
Que servira-t-il donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie ? (Mt 16, 26).
Sentiments terrestres : naissant de l’autoglorification, de l’autopromotion, pas naturels, inventés par notre société et notre culture pour rendre les êtres humains productifs et contrôlables, destinés à produire des sensations, une exaltation et un sentiment de vide, un désir d’attirer l’attention, de recueillir l’approbation, la gloire, la popularité, le succès ou le pouvoir.
Sentiments de l’âme : naissant de l’accomplissement, de la plénitude, comme en contemplant le spectacle de la nature, en appréciant vraiment son travail, en étant en compagnie d’un ami,…, fournissant “nourriture” et bonheur.
Pratiquement tout le monde est sous le contrôle de ces sentiments terrestres, consciemment ou inconsciemment : en essayant de gagner le monde, les gens perdent leur âme.
En voici la première idée.
Il nous invite à comparer deux sortes de sentiments : ceux ressentis quand on fait notre éloge, quand on nous approuve, nous accepte, nous applaudit et ceux qui surgissent devant le spectacle du lever ou du coucher du soleil, ou de la nature en général,…
Les premiers sont des sentiments terrestres, qui naissent de l’autoglorification, de l’autopromotion, qui ne sont pas naturels, qui sont inventés par notre société et notre culture pour rendre les êtres humains productifs et contrôlables, qui sont destinés à produire des sensations, une exaltation et un sentiment de vide, un désir d’attirer l’attention, de recueillir l’approbation, la gloire, la popularité, le succès ou le pouvoir.
Les seconds sont des sentiments de l’âme, qui naissent de l’accomplissement, de la plénitude, comme quand nous contemplons le spectacle de la nature, quand nous apprécions vraiment notre travail, quand nous sommes en compagnie d’un ami,… et qui nous fournissent “nourriture” et bonheur.
Pratiquement tout le monde est sous le contrôle de ces sentiments terrestres, consciemment ou inconsciemment : en essayant de gagner le monde, les gens perdent leur âme.
Deuxième méditation
Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. (Lc 14, 26).
Quelles sont les causes de nos malheurs ? Ce sont les fausses croyances qui déforment notre vision du monde et de nous-mêmes; elles sont dues à notre conditionnement, dont il nous est très difficile d’échapper, car il est inconscient.
“Il est impossible d’être heureux tant que nous ne posséderons pas les choses qui nous font envie, considérées comme précieuses.” Faux, car on se concentre sur ce qu’on n’a pas au lieu de se concentrer sur ce que l’on a.
“Le bonheur est dans le futur.” Faux, car on est heureux dès maintenant sans le savoir.
“Je serai heureux quand j’aurai amélioré ma situation et transformé mon entourage.” Faux, car c’est gaspiller inutilement son énergie pour changer le monde et cela ne rend pas heureux. Trouver le bonheur dans le monde est impossible, il dépend des pensées dans notre tête.
“Si tous nos désirs étaient satisfaits, nous serions heureux.” Faux, car ces désirs et attachements rendent tendus, anxieux,… Cela procure au mieux des éclairs de plaisir et d’exaltation, ce qui est tout à fait différent du bonheur.
Le bonheur est de comprendre le malheur, les fausses croyances. Les gens n’ont pas l’habitude de reconnaître ces idées comme fausses ou comme croyances; de plus, ils ont peur de perdre ce qu’ils connaissent. Il n’est pas utile de se débarrasser trop violemment de ces fausses croyances, car on s’y attache encore plus fort. Par contre, il est utile de prendre conscience de ce cauchemar exaltant mais attristant.
Troisième méditation
Veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau; te requiert-il pour une course d’un mille, fais-en deux avec lui. (Mt 5, 40-41).
Dans notre tête, nous avons un programme complet, un assortiment d’exigences concernant le monde, nous-mêmes et nos aspirations. Cette programmation est liée à nos parents, notre société, notre culture, notre religion, nos expériences passées. Et notre ordinateur nous accompagne et poursuit ses activités, en insistant pour que nous obéissions à ses exigences; s’il est satisfait, il nous permet d’être paisible; s’il ne l’est pas, il génère des émotions négatives (frustrations, colère, amertume, anxiété, inquiétude,…) qui nous font souffrir, même si nous ne sommes pas responsables de son mécontentement.
Nous gaspillons énormément d’énergie pour combattre ces émotions négatives; et nous nous battons en consacrant une plus grande énergie encore au réaménagement du monde extérieur pour satisfaire aux exigences de notre ordinateur. Si le but est atteint, nous sommes récompensés par une paix précaire, car, à tout moment, une vétille peut entrer en contradiction avec sa programmation et nous mettre en colère. Notre vie devient misérable, tout le temps à la merci des événements et des gens qui nous entourent, essayant désespérément d’obéir aux exigences de notre ordinateur pour obtenir une paix éphémère.
Comment s’en sortir ? En expérimentant des situations que notre ordinateur nous force à fuir et en observant l’irritation, l’anxiété,… en nous, provoquée par notre programmation, pour nous rendre compte que ce ne sont pas les situations qui provoquent nos émotions négatives. Celles-ci vont leur propre chemin… C’est notre ordinateur qui, grâce à sa programmation, tient à ce que nous réagissions négativement. La preuve en est qu’une autre personne ne réagira pas nécessairement de la même façon que nous dans des situations similaires, car elle dispose d’une autre programmation. Notre ordinateur exige que nous remodelions la réalité conformément à sa programmation.
Après avoir compris cela, nous pourrons poser n’importe quel geste à partir de la paix et de l’amour, non pour apaiser notre ordinateur et ses exigences névrotiques. Nous éprouverons cette liberté intérieure, d’où seule peut naître une révolution sociale, car cette révolte a son origine dans la réalité, et non dans votre programmation ou dans notre ego. (Anthony DE MELLO, Appel à l’amour).
Si nous choisissons de vivre selon le matérialisme, notre avenir n’est guère intéressant, car les ressources matérielles sont limitées…
Devenons des créateurs de solutions !
Plutôt que de critiquer et de juger, ce qui empêche de comprendre, il est préférable d’adopter une position de créateur et de chercher des solutions aux éventuels problèmes que nous rencontrons. Devenons des créateurs de solution ! Des régulateurs, donc.
“Mais la nature est là qui t’invite et qui t’aime ;
Plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours” (LAMARTINE).
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